Biographie
Né en Berry en 1952, après des études générales puis artistiques, Guy Foucat s'orienta vers une carrière musicale de flûtiste et enseignant au conservatoire national de musique et de danse des Landes. Des soucis de santé l'obligèrent à changer d'activité quelques années avant la retraite, c'est ainsi qu'il se consacra à la sculpture.
« Dans mon travail musical à la flûte, j'ai toujours eu la sensation de modeler le son comme une matière solide, comme on modèlerait de l'argile », dit-il.
Ainsi le passage de la musique à la sculpture s'est-il réalisé sans heurt ni véritable rupture. Avec Frédérique Thomas, sculptrice, il progressa dans la pratique du modelage et du moulage puis avec Martin Espinoza dans la taille de la pierre et du marbre en particulier.
Son bagage artistique étant déjà conséquent de par sa carrière musicale, très vite, il s'émancipa de ses maîtres pour se lancer dans des recherches personnelles dans son atelier en montagne, sur les hauteurs de la vallée d'Ossau, à proximité d'une carrière de marbre blanc.
D'abord assez éclectique, le champ de son inspiration va s'orienter assez rapidement vers la nature, les phénomènes géologiques et le monde vivant dans son ensemble.
Avec le marbre, cette merveilleuse matière d'origine marine mais jaillissant des hauteurs de la montagne (il va récupérer des blocs dans la jolie petite carrière de marbre blanc de Louvie Soubiron qui fut exploitée jusqu'au XIXème siècle, mais à laquelle on n'accède qu'à pied par un sentier escarpé), il prit conscience de l'unité du vivant et de sa perpétuelle métamorphose ainsi que des phénomènes géologiques qui participent à cette transformation sur le temps long.
C'est cette conscience qui, aujourd'hui, semble offrir à sa grande sensibilité un terrain d'action créatrice.
Avec le bois couché qu'il utilise aujourd'hui, il en va de même : non seulement il ne lui viendrait pas à l'esprit d'abattre un arbre, mais c'est toute l'histoire du fragment d'arbre qu'il a entre les mains qui va l'inspirer, et c'est avec le plus grand respect qu'il veillera à conserver toutes les traces du vivant qui se révéleront, n'intervenant qu'avec la plus grande attention.
C'est pourtant une colère profonde qui est à l'origine de cette dernière série de sculptures : « Ouvrages du Vivant ». Colère provoquée par le constat que depuis des siècles, aucun décideur, sur toute la planète, n'a voulu tenir compte des avis scientifiques concernant l'unité du vivant et l'interdépendance de toutes les espèces entre elles et avec leur milieu, qui est aussi le nôtre.
Cela peut expliquer pourquoi il entretient avec les pièces de bois qu'il travaille, mais aussi avec tout son environnement naturel, un rapport presque charnel, parvenant à faire passer par ses sculptures la force qu'il voudrait être celle qui règne dans le vivant depuis le Big Bang.
Si on lui demande pourquoi il s'est lancé dans cette dernière série de sculptures plus grandes que lui, il répondra simplement qu'il le fallait.
C'est donc le plus souvent seul, dans cet environnement de montagne qui peut être rude, au milieu d'une nature puissante, ayant pour compagnie celle d'animaux sauvages, voire familiers pour certains, que Guy Foucat doit répondre au besoin qui est le plus fort : celui de créer.
Il est indien, dit son meilleur ami, se référant à Franz Kafka.
Expositions
Dax, Mont de Marsan, Pouillon, Habas, Salies de Béarn, Barcelonne du Gers.
